Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2024 après cinq ans de négociations, la Convention contre la cybercriminalité établit le premier cadre universel d’enquête et de poursuite des infractions commises en ligne – des rançongiciels aux fraudes financières en passant par le partage non consensuel d’images intimes.
« La Convention des Nations Unies sur la cybercriminalité est un instrument puissant et juridiquement contraignant qui renforce nos défenses collectives contre la cybercriminalité », a déclaré M. Guterres lors de la cérémonie de signature samedi.
« Elle témoigne du pouvoir indéfectible du multilatéralisme pour apporter des solutions. Et elle constitue un engagement qu’aucun pays, quel que soit son niveau de développement, ne sera laissé sans défense face à la cybercriminalité ».
La cérémonie de signature, organisée par le Vietnam en collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a réuni des hauts fonctionnaires, des diplomates et des experts de toutes les régions.
Un cadre mondial de coopération
Le nouveau traité criminalise diverses infractions liées à la cybercriminalité, facilite le partage transfrontalier de preuves électroniques et établit un réseau de coopération 24h/24 et 7j/7 entre les États.
Il entre également dans l’histoire en devenant le premier traité international à reconnaître la diffusion non consensuelle d’images intimes comme une infraction – une victoire significative pour les victimes d’abus en ligne.
Il entrera en vigueur 90 jours après le dépôt du 40e État signataire.
Le Secrétaire général António Guterres s’adresse aux délégués lors de la cérémonie de signature.
Une défense collective à l’ère numérique
Dans son discours, M. Guterres a averti que si la technologie a permis des « progrès extraordinaires », elle a également créé de nouvelles…
Auteur: Nations Unies FR

