Un texte de soutien signé par une quinzaine d’organisations et collectifs de Nancy et alentours.
Le 12 février dernier, un groupe de militants fascistes et néonazis lyonnais tendait un guet-apens à des camarades antifascistes. Parmi les assaillants, Quentin Deranque, jeune militant nationaliste, raciste, oscillant entre intégrisme catholique et néonazisme.
L’affrontement qui a suivi, photographié par les Renseignements territoriaux comme on le sait, a dégénéré. Parmi nos camarades, quelques-uns ont frappé Quentin Deranque à la tête alors qu’il était à terre, ce qui déroge aux principes de l’autodéfense antifasciste et populaire. Comme on le sait également, Quentin Deranque n’a pas voulu se rendre dans un hôpital, visiblement pour ne pas prendre le risque de croiser la police, et il est mort deux jours plus tard des suites des coups qu’il a reçus.
Dans une inversion totale des valeurs, l’Assemblée nationale a observé une minute de silence à la mémoire de Deranque. Pour notre part nous ne pleurons pas les nazis. Leur idéologie de haine raciste, masculiniste et militariste glorifie la violence et la mort. Deranque est venu pour se battre, il a perdu. Pour notre camp la violence ne peut être que défensive, elle ne peut être qu’un moyen, pas une fin. Notre objectif est celui d’une société débarrassée de l’exploitation, des oppressions et discriminations. Le leur est celui d’une société hiérarchisée, reposant sur la loi du plus fort, y compris sur la violence.
Nos camarades se sont défendus alors qu’ils ont été attaqués par des fascistes, comme sont régulièrement attaqués depuis des années à Lyon non seulement les antifas, mais de nombreuses personnes pour leur engagement syndical, leur participation à des manifestations de gauche, leur couleur de peau, leur religion ou leur orientation sexuelle présumées. L’État, la police, la justice criminalisent la lutte antifasciste et la gauche radicale…
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