Solidarité avec les grèvistes de la faim en centres fermés

Au centre du Caricole, les détenu.es se sont mis.es en grève suite au tabassage d’un de leur co-détenu lors d’une tentative d’expulsion. Cette personne est revenue de l’aéroport avec une main cassée et les chaussures trouées. Les grévistes dénoncent cet acte de violence et, de manière générale, leurs conditions de détention. Iels ont sorti des revendications et exigent la fin les violences lors des expulsions, un meilleur suivi juridique et un accès digne à la santé.

Comme d’habitude, l’Office des étrangers s’en lave les mains, nie les violences commises et minimise les mouvements de protestation. Alors que plusieurs personnes sont décédés récemment dans les centres fermés, l’Office maintient et défend sa ligne politique honteuse. Ces mouvements de révolte nous rappellent que les frontières tuent et enferment, et qu’on ne peut rien attendre de l’État belge.

Au 127bis, une grève de la faim est également en cours depuis quelques jours. C’est un ras-le-bol général qui s’exprime face aux conditions de détention inhumaines et à l’injustice de l’enfermement. Cette situation est bien connue, de nombreux témoignages nous le rappellent. Aujourd’hui les détenu.es luttent pour leur liberté et la tension monte.

Mardi 13 février, nous sommes une trentaines à avoir été montrer notre solidarité avec les protestations. À l’appel des détenu.es du Caricole, nous avons donc crié notre soutien devant les deux centres. Nous avons pu communiquer avec plusieurs personnes à travers les grilles. « On en a marre, on comprend pas pourquoi on est ici. » « On nous torture. Quelqu’un est revenu avec ses chaussures trouées. » « Merci pour votre soutien »

À l’heure d’aujourd’hui, les grèves continuent. Restons solidaires et continuons à maintenir des liens entre l’intérieur et l’extérieur des…

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