L’asphyxie à laquelle les Etats-Unis soumettent Cuba depuis plus de 6 décennies connaît une escalade dramatique depuis le kidnapping du président vénézuélien Nicola Maduro et de son épouse, le 3 janvier dernier. Outre l’ « ouverture » de son secteur pétrolier, en réalité sa prise de contrôle par les Etats-Unis, le basculement du Vénézuéla dans un régime de vassalisation a signifié l’arrêt immédiat des livraisons de pétrole à Cuba.
Dans la foulée, Donald Trump a annoncé la mise en place d’un véritable blocus de tout approvisionnement énergétique de l’île, entraînant l’arrêt des livraisons de pétrole du Mexique et la saisie d’un tanker en provenance de Russie. Pourtant, ce durcissement sans précédent d’un blocus illégal selon le droit international, condamné à des dizaines de reprises par l’Assemblée générale de l’ONU, n’entraîne aucune réaction significative au niveau international, que ce soit de la part de puissances censées faire contrepoids à la domination étatsunienne (Russie, Chine, BRICS) ou même du côté des gouvernements de gauche de la région.
Dans cet article, Iramís Rosique, chercheur à l’Institut cubain de philosophie, enseignant à l’université de La Havane et membre de la rédaction de la revue indépendante en ligne La Tizza, analyse la signification de cette passivité et avertit sur ses conséquences dévastatrices à l’échelle mondiale pour l’ensemble des forces qui contestent l’ordre existant.
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Le 29 janvier, le président étatsunien Donald Trump a déclaré l’urgence nationale par un décret qualifiant Cuba de menace « extraordinaire et inhabituelle » pour les États-Unis. Celles et ceux qui ont la mémoire longue se souviendront que ce sont précisément les mots utilisés par Barack Obama en 2015 pour déclarer que le Venezuela était devenu une « menace pour la sécurité nationale des États-Unis ». Les décrets de Trump et…
Auteur: romain romain

