« Ce troisième numéro est constitué d’un seul et long texte, Solitudes du labyrinthe, où s’entremêlent aussi bien des considérations sur le spectacle, son augmentation, sa surveillance, son simulacre, que des digressions sur la cybernétique et la technologie, et des tentatives de dévoilement des deux visages de l’écriture (son profil public, littéraire ; son envers secret, l’écrirature).
Face aux appareils de contrôle textuel et de codage informationnel, l’insaisissable élabore les ruses de sa vérité. Réduite à un langage où les mots se mâchent et s’avalent, la pensée cherche son ombre. Malheureusement, « aucune écriture n’est assez secrète pour que l’homme s’y exprime sincèrement » (Elias Canetti). Mais peut-être est-il encore possible de (dis)tordre cette évidence ?
En outre, ce numéro est accompagné d’un mini-zine de 32 pages, format A6, lisières cellules feu, petite machine paratactique et bancale où des bris de phrases dérobées à des dépêches AFP, romans à quatre-sous, livres très très sérieux, dépliants publicitaires, dressent aussi bien le panorama fictif du désastre contemporain que le mode de non-emploi de sa destruction à venir.
J’en profite pour vous adresser le texte d’introduction de Solitudes du labyrinthe en pièce-jointe.
Peut-être vous intéressera-t-il pour la prochaine livraison en-ligne de LM… »
« il est toujours plus facile de trouver son chemin dans la pensée comme sur une carte que d’en éprouver le bien-fondé dans son effectuation. »
Theodor W. Adorno, Trois études sur Hegel
Exorde empanaché, propositions énigmatiques, sentences éclatées pour une hermé(neu)tique insensée.
Un programme s’écrit à mesure que des sensations s’effacent.
Ni logomachie, ni logologie ; mais machine ill/ogique, machine malade du logos (comme les animaux le sont de la peste – ici : choléra social, poison politique, techno-pandémie de puces et d’écrans),…
Auteur: dev

