L’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) note que la situation nutritionnelle dans la zone rurale de Burhakaba est extrêmement critique (phase 5), avec une prévalence de la malnutrition aiguë modérée estimée à plus de 37 % et de la malnutrition aiguë sévère à 10,2 %.
« Lorsqu’une zone se trouve en phase 5 de l’IPC, on estime qu’au moins un enfant sur trois souffre de malnutrition aiguë, et que beaucoup d’autres enfants risquent de mourir de maladies évitables en raison de complications », détaille le document.
Six millions de personnes menacées
Les agences des Nations Unies expliquent cette détérioration de l’insécurité alimentaire par d’importants déficits alimentaires associés à un taux élevé de morbidité infantile. Plus de 36 % des enfants y ont été signalés comme malades au cours des deux semaines précédant l’enquête.
Ces derniers développements interviennent dans un contexte « extrêmement limité » de l’accès aux services de santé et de nutrition à Burhakaba. Le document fait état d’une moyenne de trois sites cette année contre les 16 sites recensés en 2023-2024. Ce qui a privé de nombreux enfants d’un accès aux traitements contre les maladies et la malnutrition, entraînant une faible fréquentation des services de santé et une détérioration généralement rapide de l’état nutritionnel.
Plus largement, six millions de personnes – soit 31 % de la population analysée – sont confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 de l’IPC ou plus) entre avril et juin 2026, dont 1,9 million en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC). Cela représente une hausse de plus d’un demi-million de personnes par rapport aux prévisions initiales et reflète une détérioration rapide de la situation.
Graves contraintes de financement
Selon les agences des Nations Unies, cette détérioration est due à la faiblesse des…
Auteur: Nations Unies FR

