Plus de 1,8 million d’enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de malnutrition aiguë d’ici juin, selon une analyse publiée mardi par la plateforme de surveillance appelée Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC en anglais).
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Cette situation préoccupante survient après l’échec des pluies de la saison Deyr, d’octobre à décembre, et la baisse des récoltes. Les populations les plus touchées sont les agriculteurs pauvres, les éleveurs et les personnes déplacées.
Insuffisance de l’aide
En Somalie, la sécheresse, l’insécurité et les conflits au centre, au sud et dans certaines régions du nord – alimentés par l’insurrection, la concurrence pour les ressources et d’autres facteurs – ont provoqué des déplacements de population, tout en perturbant les moyens de subsistance et l’accès aux marchés.
La situation est encore aggravée par la hausse des prix des denrées alimentaires locales et importées, ainsi que par une réduction de l’aide humanitaire.
La plateforme de surveillance de la sécurité alimentaire, une initiative soutenue par l’ONU, utilise une échelle de un à cinq pour mesurer la gravité de l’insécurité alimentaire, ce qui aide les gouvernements et les acteurs humanitaires à classifier les crises.
Un agriculteur irrigue un champ de maïs à Hirshabelle, en Somalie, avec le soutien de la FAO.
Des millions de personnes souffrent de la faim
Selon les estimations des experts, 6,5 millions de Somaliens sont confrontés à une insécurité alimentaire aiguë (phase 3 et plus de l’IPC), contre 3,4 millions au premier trimestre 2025.
Plus de deux millions de personnes se trouvent en situation d’urgence (phase 4).
« La plupart des populations pastorales et agropastorales des régions du nord, du centre et du sud sont classées en phase 3 », déclarent les experts.
« Ces populations subissent…
Auteur: Nations Unies FR

