Dans le contexte de coupes sans précédent dans l’aide humanitaire, 205 centres de santé et de nutrition ont déjà fermé. Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), les conséquences pour les enfants ont été immédiates.
Entre janvier et juin 2026, la Somalie a enregistré une hausse de 32 % du nombre d’enfants admis dans des centres de stabilisation pour y être pris en charge pour une malnutrition aiguë sévère accompagnée de complications, par rapport à la même période l’année dernière.
« Moins de centres de santé implique des trajets plus longs pour les mères et leurs bébés ; des trajets plus longs impliquent des traitements plus tardifs ; des traitements plus tardifs entraînent des maladies plus graves et un risque accru de décès qui pourraient être évités », a déclaré lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, James Elder, porte-parole de l’UNICEF.
Un enfant est tenu par sa mère alors qu’il se nourrit d’un sachet d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi en Somalie.
Des services essentiels menacés dans tous les secteurs
Les coupes de financement ont déjà entraîné la réduction de 30 % de la couverture des services de santé et de nutrition. Et l’ampleur potentielle de nouvelles perturbations est alarmante. Dans les scénarios de financement les plus défavorables, jusqu’à 618 centres de santé pourraient fermer à l’échelle nationale.
Selon l’agence onusienne, ces déficits de financement interviennent dans un contexte particulièrement alarmant en Somalie. Cette année, près de 1,9 million d’enfants devraient être touchés par la malnutrition, dont près d’un demi-million souffriront de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus meurtrière.
James Elder a indiqué avoir rencontré, la semaine dernière, des dizaines d’enfants…
Auteur: Nations Unies FR
