Le quatrième Sommet entre la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC) et l’Union européenne (UE) a publié ce dimanche une déclaration conjointe de 52 points, signée par 32 des 33 pays de la CELAC. À la fin du document, sept pays – l’Argentine, le Costa Rica, l’Équateur, le Salvador, le Panama, le Paraguay et Trinité-et-Tobago – ont émis des objections formelles à des paragraphes critiques, se distançant ainsi des positions qui réaffirment la région en tant que Zone de Paix, condamnent le génocide à Gaza et exigent la fin du blocus économique contre Cuba.
Cette manœuvre diplomatique coïncide avec les pays qui se sont subordonnés à l’agenda de politique étrangère des États-Unis, et vise à affaiblir la position unitaire de l’Amérique latine et des Caraïbes face aux puissances étrangères.
Le paragraphe 10 de la déclaration reprend l’esprit de la CELAC, qui reconnaît depuis 2014 la région comme une « Zone de Paix », s’engage à la solution des controverses par le dialogue et met en avant le « soutien au processus de paix en Colombie ». Cependant, ce principe fondateur a été rejeté par l’Argentine, le Costa Rica, l’Équateur, le Salvador, le Panama, le Paraguay et Trinité-et-Tobago.
Le refus de souscrire à ce point intervient dans un contexte de militarisation croissante des Caraïbes par les États-Unis, une situation dénoncée durant le sommet par le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yván Gil. En se distançant de ce paragraphe, ces gouvernements légitiment tacitement la présence de forces étrangères dans la région, contredisant la proclamation de 2014 qui déclarait l’Amérique latine et les Caraïbes comme un territoire de paix, libre de conflits armés et d’interventions extérieures.
Mais l’alignement s’étend également à la question du génocide à Gaza. Le paragraphe 15, qui aborde la situation en Palestine, condamne de manière « sans…
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