Le rendez-vous annuel de l’UA, qui rassemblait ce weekend les chefs d’États et de gouvernement des 55 pays de l’organisation panafricaine pour une durée de deux jours dans la capitale éthiopienne, s’est ouvert alors que les combats respectifs en RDC et au Soudan sont en pleine recrudescence.
Dans un discours prononcé lors de la première journée, au cours de laquelle les rênes de la présidence tournante de l’UA ont été confiées au président angolais, Joao Lourenço, pour une durée d’un an, le Secrétaire général de l’ONU n’a pas mâché ses mots quant à l’urgence de la crise en RDC.
« Le peuple congolais subit – une fois de plus – un cycle brutal de violence », a déclaré António Guterres au siège de l’organisation.
Depuis le début de l’année, les rebelles du Mouvement du 23 mars, soutenus par les forces rwandaises, ont réalisé une percée face à l’armée régulière du gouvernement de Kinshasa dans la région du lac Kivu, à l’est de la RDC.
Après Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, tombé entre les mains du M23 à la fin du mois de janvier, le groupe armé gagne désormais du terrain dans la province voisine du Sud-Kivu, en direction de son chef-lieu Bukavu.
« Les combats qui font rage dans le Sud-Kivu, en raison de la poursuite de l’offensive du M23, menacent de précipiter toute la région dans le gouffre », s’est inquiété M. Guterres.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, prononce un discours lors du sommet annuel de l’Union africaine (UA) de 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Éviter l’escalade régionale
L’implication du Kigali fait craindre une expansion du conflit au niveau régional, de même que le récent durcissement de ton entre le Rwanda et l’Afrique du Sud, l’un des principaux fournisseurs de contingents de la Mission de la Communauté de développement d’Afrique australe en RDC (SAMIDRC), qui est déployée…
Auteur: Nations Unies FR

