La colère sociale ne profite pas à tout le monde de la même manière. Si les revendications des jeunes continuent de rencontrer un large écho, les violences du 17 octobre ont changé la donne. Selon le baromètre Odoxa Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, les Français font la part des choses entre manifestants et casseurs. Et dans cette séquence tendue, ce sont les deux pôles de l’échiquier politique qui en récoltent les fruits.
Un mouvement jugé légitime, mais dont les Français veulent la fin
Les Français n’ont pas retiré leur soutien aux lycéens. Ils sont 68 % à juger « justifié » le mouvement de revendications, rejoint par de nombreux étudiants, soit cinq points de plus que lors de la précédente mesure, réalisée les 7 et 8 octobre pour Le Figaro, dix jours avant la journée du 17. Mais l’usure se fait sentir, 63 % souhaitent désormais qu’il ne se poursuive pas après les vacances de la Toussaint.
« Les Français font clairement la part des choses entre les manifestants, dont les revendications leur semblent toujours aussi légitimes, voire plus, et les “casseurs” », observe Gaël Sliman, président d’Odoxa. Les images de dévastation des centres-villes, partout en France, ont « sérieusement marqué » l’opinion.
La « chienlit », un atout pour Le Pen et Bardella
Quand on leur demande qui profitera de cette crise, les Français n’hésitent guère. Marine Le Pen est citée par 74 % d’entre eux,…
Auteur: Emma Bador-Fritche
