Depuis très longtemps, une partie du spectre politique se sert des étrangers pour entretenir toutes sortes de fantasmes. Destinés à détourner l’attention des lois anti-sociales et des privilèges, les préjugés sur l’immigration alimentent beaucoup de peurs qui n’ont bien souvent aucun fondement et génèrent des cercles vicieux de haine et de violence extrême envers une partie de l’humanité. Pour s’assurer le moment venu de faire le bilan, de ne pas se trouver du mauvais côté de l’histoire, voici 5 informations à prendre en compte.
Thème récurrent de la droite (y compris néolibérale macroniste) et de l’extrême droite, « la chasse » aux migrants est omniprésente dans les médias et dans les débats publics. Les attentats subis par l’occident depuis le 11 septembre ont par ailleurs été soigneusement exploités par leurs idéologues en ce sens, donnant lieu aux pires dérives de l’esprit plutôt qu’à de véritables dispositifs rationnels et efficaces.
Amalgames, extrapolations, généralisations, stigmatisations, sophismes, hypothèses infondées sur fond d’alimentation de la peur et de la division : tourner en boucle sur l’immigration est un filon politique historique qui permet de fédérer autour du rejet de l’autre – un bouc-émissaire idéal qui ne peut se défendre – tout en détournant l’attention des citoyens du reste des enjeux politiques décisifs et de leurs responsables.
Car lorsque l’on observe avec vigilance les faits, beaucoup de croyances xénophobes ne reposent en réalité sur aucun fait. Mise à mal, sur la base d’observations rationnelles, de 5 grands a priori régulièrement relayés par les sphères identitaires.
1) L’immigration est massive et on se dirige vers le grand remplacement
À en écouter certains, l’immigration serait devenue incontrôlable et l’Europe serait submergée par des vagues humaines…
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Auteur: Simon Verdiere

