Déserter, bloquer, casser les machines et les machinations, déserter les projets et « les futurs » ; et non pas imaginer un nouveau fonctionnement (le fameux cercle de la souveraineté : on ne peut combattre la souveraineté avec la souveraineté, serait-elle « une autre » souveraineté, supposée meilleure).
Arrêter les machines, c’est les « désactiver ».
Combattre la souveraineté ne consiste jamais en un accroissement de volonté (ou de « puissance » au sens aristotélicien), mais consiste en une « désistance », en un affaiblissement (de la volonté volontaire) – combattre la souveraineté par plus de souveraineté (ou par une autre souveraineté) nous maintient dans la circularité du pouvoir.
Un premier schéma introductif : le schéma des guerres napoléoniennes (l’invention du « regime change » : l’exportation de « la démocratie »).
Parce qu’il est indispensable de se décentrer, d’abandonner l’occident, pour échapper à la propagande impériale, nous allons parler depuis la Bolivie.
Et introduire, sur cette base (le rappel en arrière-plan des événements de Bolivie), un premier schéma introductif, le schéma des guerres napoléoniennes.
Face à l’expansionnisme révolutionnaire américain, exporter la démocratie, faire chuter les tyrannies, se dresse une sorte de nouvelle Sainte Alliance, aussi réactionnaire que l’ancienne.
N’est-ce pas, immédiatement, le meilleur exemple de circularité vicieuse ou infernale ? Circularité infernale que nous allons analyser et dont nous allons tenter de SORTIR.
SORTIE pour laquelle la Bolivie représente un exemple à méditer.
Exactement, donc, nous allons tenter de PENSER ce que signifie SORTIE des cercles vicieux de la souveraineté ; avec l’occurrence présente du cercle vicieux : l’expansionnisme démocratique militarisé faisant face à une réaction inévitable – le cercle vicieux se tenant dans cette « inévitabilité » de la réponse.
Explicitons un peu, en introduction, ce que nous nommons schéma des guerres napoléoniennes (et par la suite, nous raisonnerons toujours sur la base de tels schémas).
Ce premier schéma introductif servira d’entrée, dans le moulin infernal (satanic mill) ; dont nous chercherons (sans doute vainement) la sortie.
D’abord ce schéma explicite la circularité vicieuse : soit le coup d’État en Bolivie (2019) – nous aurions pu parler de celui de l’Ukraine (2014).
Ce coup d’État (comme tous les autres) doit être analysé dans le cadre de l’expansion (en Ukraine) ou de…
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Auteur: lundimatin

