Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), un total de 1.640 cas, dont 63 décès, ont été signalés le 23 février dernier dans l’État du Nil Blanc, selon le ministère fédéral de la santé (FMoH). Ce chiffre comprend 289 cas et cinq décès liés à la maladie pour la seule journée du 23 février.
« Selon les partenaires sur le terrain, l’épidémie serait liée à l’eau fluviale, les communautés ayant recours à la collecte d’eau dans le Nil blanc, en raison de la rupture de l’approvisionnement principal en eau dans la ville de Kosti », a indiqué l’OCHA dans son dernier rapport de situation.
L’installation d’alimentation électrique a été endommagée au cours des récents affrontements, ce qui a provoqué une importante coupure de courant qui a affecté l’approvisionnement principal en eau de la ville.
Des patients traités à même le sol
Cette nouvelle flambée, qui survient dans un pays dévasté par la guerre civile depuis avril 2023, menace de s’étendre rapidement faute d’infrastructures médicales fonctionnelles.
En attendant, cette récente augmentation du nombre de cas a mis à rude épreuve la capacité du centre de traitement du choléra (CTC) de l’hôpital universitaire de Kosti.
« Le CTC n’a plus de place et les patients sont admis dans une zone ouverte et traités à même le sol car il n’y a pas assez de lits, rapporte Médecins Sans Frontières (MSF) », a ajouté l’OCHA, relevant que si l’afflux se poursuit, les fournitures médicales pour traiter la déshydratation aiguë s’épuiseront et les équipes médicales seront complètement débordées.
Sur le terrain, les autorités sanitaires locales ont interdit la collecte d’eau dans la rivière et ont demandé le renforcement de la chloration dans le système de distribution d’eau.
Etablissements de santé non fonctionnels ou débordés
Pour répondre à l’épidémie, une campagne de vaccination contre le choléra de…
Auteur: Nations Unies FR

