Ces dernières données du Cadre intégré de classification sur la sécurité alimentaire (IPC), une initiative mondiale soutenue par l’ONU, sont légèrement inférieures à celles de l’automne dernier, qui s’élevaient à 21,2 millions de personnes.
Plus de 5 millions de personnes sont classées en phase 4 de l’IPC (urgence), tandis que 14 millions d’autres se trouvent en phase 3 de l’IPC (crise). La situation devrait encore se détériorer au cours de la prochaine saison de disette, de juin à septembre.
Quelque 14 zones des États du Darfour du Nord, du Darfour du Sud et du Kordofan du Sud restent menacées par la famine, où 135.000 personnes sont confrontées à des niveaux de faim « catastrophiques ».
« Ces zones sont classées en phase 5 de l’IPC — le niveau dit de “catastrophe” — marquée par des pénuries alimentaires extrêmes, la famine, des niveaux très élevés de malnutrition et des décès dus aux maladies ou à la malnutrition aiguë », détaille le document. Cette évaluation repose sur « un scénario pessimiste mais plausible », marqué par une intensification des combats et de nouvelles restrictions à l’accès humanitaire ainsi qu’à la circulation des biens et des personnes.
Zeckiah, 40 ans, mère de 10 enfants qui a fui les combats dans la ville voisine d’El Fasher, vit désormais avec ses enfants dans un bâtiment scolaire abandonné du petit village de Donki Shette.
A El Fasher et Kadugli, l’exode atténue temporairement la faim
Parmi les zones menacées par la famine pour la période de juin à septembre 2026 figurent certaines régions du Darfour du Nord qui accueillent les personnes ayant fui El Fasher, notamment Tina, Um Baru et Kernoi.
Dans les zones précédemment classées en phase de famine (phase 5 de l’IPC) – les villes d’El Fasher (Darfour du Nord) et de Kadugli…
Auteur: Nations Unies FR

