Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 83 % des rapatriés sont des déplacés internes, tandis que 17 % revenaient de l’étranger. Environ la moitié des retours sont des jeunes de moins de 18 ans.
Si le nombre de rapatriés a augmenté de 6 % par rapport au mois précédent, celui des personnes déplacées a diminué de 23 % par rapport au pic de population déplacée enregistré, et de moins de 1 % par rapport au mois précédent.
La majorité des retours a été enregistrée à Khartoum (1,9 million) et à Al Jazirah (1,1 million). L’agence onusienne indique que plus de deux millions de personnes supplémentaires devraient rentrer cette année dans la capitale soudanaise, « en fonction des conditions sécuritaires et humanitaires ».
Sécurité et famille comme moteurs des retour
Par rapport aux retours de réfugiés, l’Égypte reste la principale destination antérieure (45 %). Suivent le Soudan du Sud (31 %), la Libye (11 %) et des pays de la région du Golfe (8 %). Près de 2 % seraient revenus du Tchad.
Environ la moitié des retours ont été recensés dans des zones urbaines (52 %), tandis qu’environ la moitié (48 %) l’ont été dans des zones rurales. La majorité des ménages (87 %) justifient leur retour par l’amélioration de la sécurité dans leur lieu de retour ou leur lieu d’origine.
D’autres avancent le manque de ressources dans les zones d’accueil (8 %), le regroupement familial (4 %), la disponibilité de services dans leur lieu d’origine (1 %), ou les problèmes de l’accès à l’aide humanitaire (< 1 %). « Cependant, tous les ménages de rapatriés (100 %) du Darfour-Nord seraient revenus en raison de l’épuisement des ressources dans les zones de déplacement », précise le rapport de l’OIM.
Un village aux abords d’El Fasher, dans la région du Darfour au Soudan, après une attaque.
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Auteur: Nations Unies FR

