À défaut de cessez-le-feu, la guerre au Soudan ne manque pas de médiateurs. Mercredi, diplomates et représentants d’organisations internationales se sont retrouvés au Palais des Nations, à Genève, pour tenter de rapprocher les multiples initiatives destinées à mettre fin à un conflit qui ravage le pays depuis trois ans et demi.
Organisée conjointement par l’ONU et la Suisse, cette rencontre a réuni 27 délégations pour coordonner les efforts diplomatiques, favoriser une désescalade militaire et préparer les conditions d’une transition politique conduite par les Soudanais eux-mêmes.
Mais les deux principaux protagonistes de la guerre, l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), étaient absents. La réunion ne constitue donc pas une négociation directe entre belligérants, mais une tentative de mieux coordonner les acteurs internationaux qui cherchent à peser sur eux.
« Cette guerre doit cesser », a insisté Pekka Haavisto, l’envoyé du Secrétaire général de l’ONU pour le Soudan, à l’ouverture des discussions. Appelant à trouver des « pistes concrètes pour aller de l’avant », il a exhorté les participants à mobiliser leurs canaux diplomatiques respectifs pour rétablir la confiance et créer les conditions d’un cessez-le-feu général.
L’enjeu est de dépasser les déclarations d’intention. Depuis le début des hostilités, les initiatives internationales se sont multipliées sans parvenir à imposer une cessation durable des combats. Les médiateurs doivent désormais tenter de faire converger leurs démarches, alors que les rivalités régionales et les intérêts divergents des puissances impliquées compliquent la recherche d’une solution politique.
Une attaque meurtrière a eu lieu lundi dans la région pétrolifère d’Abyei, disputée entre le Soudan et le Soudan du…
Auteur: Nations Unies FR
