Denise Brown a décrit une crise marquée par un cycle d’abus et de souffrances.
« Nous sommes vraiment dans un cycle qui se répète au Soudan — violences sexuelles, déplacements, morts : tout se répète », a déclaré la Coordonnatrice humanitaire des Nations Unies au Soudan, en visioconférence depuis Khartoum, lors d’un point de presse au siège de l’ONU à New York.
Massacres et violences sexuelles
Des rapports du bureau des droits de l’homme de l’ONU et de partenaires humanitaires font état de viols généralisés, y compris de viols collectifs, en particulier au Darfour.
Ces violences sexuelles « s’inscrivent dans un schéma systémique, et les femmes et les filles en subissent les conséquences », a déploré Mme Brown.
Au cours de l’année écoulée, les humanitaires au Darfour ont pris en charge près de 2.500 survivantes de violences sexuelles. L’impact dépasse largement les victimes directes.
« Il faut aussi s’attaquer aux grossesses résultant de ces violences, et à leurs conséquences pour les victimes, les familles, les communautés — et surtout pour les enfants », a précisé la responsable humanitaire.
Signalant que la Mission internationale indépendante d’établissement des faits de l’ONU pour le Soudan évoque désormais des signes caractéristiques de génocide, Mme Brown a également pointé les massacres autour d’El Fasher, où, selon des informations vérifiées, 6.000 personnes auraient été tuées en trois jours — « un bilan probablement bien sous-estimé ».
Prévenir plutôt que subir
La Coordonnatrice humanitaire a exhorté la communauté internationale à faire bien davantage pour prévenir les atrocités.
« Pourquoi l’indignation mondiale ne se traduit-elle pas en action ? Que faut-il de plus ? », a-t-elle lancé.
Les États Membres « doivent examiner l’économie de guerre, les ressources mobilisées et les flux d’armes afin de trouver une véritable issue à ce conflit », ainsi que…
Auteur: Nations Unies FR

