Les combats incessants et la poursuite du siège d’El Fasher, capitale de l’État du Darfour Nord au Soudan, dévastent chaque jour des vies à grande échelle, a fustigé le chef des droits de l’homme de l’ONU, soulignant que les attaques contre les civils et les biens de caractère civil peuvent constituer des crimes de guerre.
Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), des milliers de civils sont assiégés, sans garantie de pouvoir quitter la ville en toute sécurité, et risquent d’être tués ou blessés par les attaques aveugles de toutes les parties au conflit.
« Cette situation alarmante ne peut plus durer. Les forces d’appui rapide (RSF) doivent mettre fin à cet horrible siège. Et j’exhorte toutes les parties au conflit à cesser les attaques contre les civils et les biens de caractère civil. Je leur demande de respecter leurs obligations et leurs engagements en vertu du droit international », a déclaré Volker Türk.
Des enfants s’abritent à l’ombre dans le centre de Tambasi à El Fasher, au Darfour Nord.
Des bombardements intenses sur des zones résidentielles densément peuplées
Depuis le début du siège, il y a sept mois, El Fasher est devenu un champ de bataille entre la RSF et les forces armées soudanaises (SAF), soutenues par leurs forces conjointes alliées – composées du Mouvement de libération du Soudan/Minni Minawi, du Mouvement pour la justice et l’égalité/Jibril Ibrahim, et d’autres groupes armés plus petits.
Le rapport du Bureau des droits de l’homme de l’ONU constate que les parties ont utilisé des armes explosives dans des zones peuplées d’une manière qui soulève de sérieuses inquiétudes quant au respect du principe de précaution des attaques sans discrimination.
Le document, basé sur des entretiens menés en octobre et novembre avec 52 personnes qui ont réussi à…
Auteur: Nations Unies FR

