Partiellement encerclée par les Forces de soutien rapide (FSR), El-Obeid, capitale de l’Etat du Kordofan du Nord, reste exposée à des attaques répétées qui frappent les quartiers résidentiels, les écoles, les sites accueillant des déplacés et les infrastructures essentielles. Selon la Mission, qui a présenté son rapport mercredi devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, les frappes de drones attribuées aux FSR continuent de tuer et de blesser des civils, tout en perturbant l’accès aux soins, à l’eau et à l’électricité.
« La situation à El-Obeid et dans ses environs reste grave et le risque d’atrocités est élevé », a déclaré Mohamed Chande Othman, président de la Mission d’établissement des faits, créée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2023.
La guerre civile au Soudan, déclenchée en avril 2023, oppose les Forces armées soudanaises (FAS) — l’armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan — aux Forces de soutien rapide (FSR), une force paramilitaire commandée par le général Mohamed Hamdan Dagolo (dit Hemedti).
Selon Mohamed Chande Othman, les attaques signalées récemment dans l’État du Nil Bleu, à Abyei et près de la frontière entre le Soudan et l’Égypte montrent que le conflit s’étend géographiquement, recourt à des technologies militaires toujours plus sophistiquées et devient de plus en plus dangereux pour les civils.
La Mission enquête notamment sur une frappe de drone à Abyei qui aurait fait des dizaines de victimes civiles, ainsi que sur des attaques près de la frontière égyptienne qui auraient tué plusieurs dizaines de mineurs artisanaux.
Arrestations arbitraires et torture
Aux bombardements qui affecte El-Obeid s’ajoute une répression menée par les forces de sécurité affiliées aux FAS, qui contrôlent la ville. Le rapport décrit une surveillance accrue de la population, des menaces, des intimidations et des…
Auteur: Nations Unies FR
