Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné « dans les termes les plus forts » cette attaque menée par des individus armés non identifiés. Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes et à leurs gouvernements, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.
La patrouille se dirigeait vers Pajut, dans le Jonglei, une région où les violences se sont intensifiées ces derniers mois.
Après l’attaque, la MINUSS a déployé, par voie terrestre, une force de réaction rapide pour sécuriser la zone et soutenir les opérations d’urgence. Les blessés ont été évacués par voie aérienne.
La Mission a précisé mardi que toutes les personnes blessées recevaient les soins médicaux nécessaires et que leur état était actuellement stable.
« Une telle violence meurtrière visant le personnel de la MINUSS, dont le rôle est de favoriser la paix au Soudan du Sud, est inacceptable », a déclaré, lundi, Anita Kiki Gbeho, représentante spéciale du Secrétaire général et cheffe de la MINUSS.
Dans une déclaration publiée lundi soir par son porte-parole, le Secrétaire général a rappelé que les attaques contre les Casques bleus « peuvent constituer des crimes de guerre ». Il a appelé à une enquête rapide et approfondie et à ce que les responsables soient poursuivis et amenés à répondre de leurs actes.
Regain de violences
L’attaque intervient dans un contexte de regain des violences au Soudan du Sud, où les affrontements entre les forces gouvernementales et des groupes armés liés à l’opposition se sont intensifiés, notamment dans le Jonglei.
Créée en 2011, à l’indépendance du Soudan du Sud, la MINUSS est chargée notamment de protéger les civils et de soutenir les efforts de paix dans le pays. Plus de 160 membres de la Mission ont péri depuis sa création.
Le Soudan du Sud, qui avait sombré dans une guerre civile en 2013, reste confronté à une instabilité chronique malgré…
Auteur: Nations Unies FR
