Le chef de l’ONU « est alarmé par la rhétorique incendiaire visant des communautés spécifiques et par l’annonce d’une intensification des opérations militaires, qui ne feront qu’aggraver la situation des populations civiles déjà vulnérables », a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric dans une déclaration à la presse.
M. Guterres est également profondément préoccupé par l’impact de cette escalade de la violence sur une situation humanitaire déjà critique. Dès les premières semaines de 2026, le gouvernement sud-soudanais a signalé le déplacement de 250 000 civils en raison du conflit en cours dans le pays.
Les communautés de Jonglei, au Soudan du Sud, ont été touchées par les vagues de violences (photo d’archives)
Protéger les civils
« Le Secrétaire général appelle toutes les parties à protéger les civils et à garantir l’accès et la sécurité de l’aide humanitaire, ainsi que la sécurité des Casques bleus des Nations Unies, du personnel humanitaire et de leurs biens », a dit son porte-parole.
Le chef de l’ONU exhorte le gouvernement sud-soudanais et les forces d’opposition à « prendre des mesures immédiates et décisives pour mettre fin à toutes les opérations militaires et désamorcer la situation par un dialogue inclusif ».
Selon lui, cette crise exige une solution politique et non militaire. Il appelle les parties à s’entendre d’urgence sur une feuille de route consensuelle pour la dernière année de la période de transition afin de faciliter la tenue d’élections crédibles.
Il salue par ailleurs les efforts en cours de l’Union africaine et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et encourage les pays voisins à redoubler d’efforts pour soutenir un dialogue inclusif. L’IGAD est un bloc régional africain composé de huit pays : Djibouti, Érythrée…
Auteur: Nations Unies FR

