« Cela va avoir un impact encore plus important sur la sécurité alimentaire dans toute la région », a averti Matthew Hollingworth, Directeur exécutif adjoint chargé des opérations au PAM.
Selon l’agence onusienne, les conditions météorologiques extrêmes et l’arrivée d’un « Super El Niño » font peser une menace supplémentaire sur le Soudan du Sud, mais aussi sur les pays voisins, notamment le Soudan, l’Érythrée, l’Éthiopie, l’Ouganda et le Kenya.
Des précipitations inférieures à la moyenne et une forte hausse des températures pourraient ainsi accentuer une crise alimentaire déjà dramatique dans l’un des pays les plus vulnérables aux chocs climatiques.
Des habitants récupèrent des sacs de céréales après un largage aérien du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État de Jonglei, au Soudan du Sud.
Des terres prises entre les eaux et la sécheresse
De retour du Soudan du Sud la semaine dernière, M. Hollingworth a constaté sur le terrain les effets déjà visibles de ces bouleversements climatiques.
Même certaines des zones agricoles les plus fertiles du pays ont été touchées, avec des récoltes perdues et de faibles rendements en raison de la sécheresse.
À Canal Pigi, dans l’État de Jonglei, le responsable du PAM a également observé les conséquences conjuguées des inondations et du manque de pluie. Sept ans après les premières grandes crues, certaines terres agricoles sont toujours sous les eaux, empêchant les familles qui en dépendaient autrefois de cultiver leurs champs.
Sur les terres encore exploitables, la sécheresse menace à son tour les récoltes.
« Des communautés qui, autrefois, pouvaient produire leur propre nourriture, ne peuvent plus rien cultiver. Elles sont entourées par les eaux de crue, tout en étant confrontées à la sécheresse due au manque de pluie…
Auteur: Nations Unies FR
