Soudan du Sud : les élections pourraient accroître le risque de crimes atroces, alertent des enquêteurs de l’ONU

Dans son nouveau rapport, la Commission des Nations Unies sur les droits de l’homme au Soudan du Sud constate que « de multiples facteurs de risque de crimes atroces convergent », notamment la reprise du conflit armé dans plusieurs régions du pays, l’abandon d’une politique inclusive à Juba, ainsi que l’affaiblissement de l’espace civique et des garanties constitutionnelles.

Selon cette commission mandatée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, des pans importants de la population restent exclus d’une participation politique significative. « Sans un retour à un dialogue authentique et inclusif, la lutte politique autour des élections risque d’aggraver les divisions existantes plutôt que d’offrir un moyen pacifique de les résoudre », alertent les enquêteurs onusiens.

« Les Sud-Soudanais méritent une élection qui leur donne la parole, et non une élection qui mette leur vie en danger », a déclaré Yasmin Sooka, présidente de la Commission.

Les risques d’une nouvelle flambée de violences

« Une démocratie pacifique ne peut se construire sur les fondements du conflit armé, de la peur et de l’exclusion. Or, les garanties mêmes destinées à empêcher un retour à la guerre sont en train d’être démantelées alors que le pays se dirige vers les urnes. »

Au-delà des postures politiques, la Commission alerte sur une accumulation de facteurs susceptibles de faire dérailler le processus électoral et de raviver les violences. Selon le cadre d’analyse des crimes atroces de l’ONU, ces facteurs de risque se renforcent mutuellement.

Les parties doivent renouer un véritable dialogue, rétablir le consensus et créer les conditions permettant une compétition politique sans exclusion ni violence

Reprise du conflit, affaiblissement des institutions, impunité, gouvernance exclusive, corruption, recul de l’espace civique et discours incendiaires se conjuguent, tandis que les garde-fous – surveillance du…

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Auteur: Nations Unies FR