Devant le Conseil de sécurité, jeudi, la cheffe de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), Anita Kiki Gbeho, a exhorté les dirigeants sud-soudanais à faire taire les armes et à renouer avec un dialogue politique inclusif.
« Le Soudan du Sud fait face à des risques importants. Mais il conserve aussi une véritable occasion de changer de cap », a déclaré Mme Gbeho, estimant que le pays n’était « pas au-delà de toute solution ».
Anita Kiki Gbeho (à l’écran), cheffe de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), informe le Conseil de sécurité de l’ONU de la situation au Soudan du Sud.
Une transition sous tension
Selon elle, le débat politique est désormais dominé par les préparatifs des élections prévues en décembre 2026. Si ce scrutin constitue une étape majeure de la transition, les inquiétudes grandissent quant à la possibilité de réunir, dans les délais, les conditions nécessaires à des élections « crédibles, pacifiques et inclusives ».
La confiance entre les principaux acteurs politiques demeure fragile. L’absence de figures majeures de l’opposition dans plusieurs processus de décision, conjuguée aux difficultés persistantes dans la mise en œuvre de l’accord de paix revitalisé, nourrit les doutes sur le caractère inclusif de la transition.
La cheffe de la MINUSS a également rappelé que le procès du premier vice-président, Riek Machar, dure depuis près d’un an et dépasse désormais les cent jours d’audience, alors que celui-ci reste en détention.
Les combats se poursuivent
Sur le plan sécuritaire, la situation continue de se détériorer.
Des affrontements opposent toujours les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud (SSPDF) et l’Armée populaire de libération du Soudan dans l’opposition (SPLA-IO), notamment dans l’État de Jonglei, mais…
Auteur: Nations Unies FR

