Selon l’ONU, quelque 1.140 civils ont été arrêtés arbitrairement puis détenus pour des périodes variables entre janvier 2023 et mai de cette année, dont au moins 162 femmes et 87 enfants, selon le rapport, qui s’appuie sur des cas vérifiés et documentés de violations des droits de l’homme attribuées à la fois à des éléments de sécurité de l’État et à des groupes armés non étatiques.
Selon le document, les femmes et les filles ont été soumises à des arrestations arbitraires et illégales en grande partie pour avoir refusé des mariages arrangés, demandé le divorce ou pour adultère présumé, dans des schémas d’abus renforçant l’utilisation du genre comme instrument de contrôle.
« Il est préoccupant que des personnes aient été arrêtées et détenues – dans de nombreux cas pour des comportements présumés qui ne constituent pas des infractions pénales. Ces pratiques d’arrestation et de détention, telles qu’elles sont décrites dans notre rapport, nuisent aux efforts actuellement déployés par le Soudan du Sud pour réformer le système de justice pénale et améliorer la protection des droits de l’homme », a déclaré dans un communiqué, Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
Des services de l’Etat et des groupes armés mis en cause
En outre, des personnes handicapées ont souvent été détenues sans jamais avoir été reconnues pénalement responsables et, dans de nombreux cas, sans même avoir commis d’infraction. Des membres de l’opposition politique ou des personnes perçues comme ayant des liens avec eux, ainsi que des personnes ayant manifesté leur intention de participer activement aux processus politiques, ont également été détenus arbitrairement.
Le rapport indique que la plupart des arrestations ont été effectuées par les agences de sécurité du gouvernement, à savoir le service de sécurité nationale, le service national des prisons et les forces de…
Auteur: Nations Unies FR

