Ces tensions se traduisent par des violences concrètes sur le terrain, touchant directement les populations civiles. Au cours des trois derniers mois, les forces gouvernementales et celles de l’opposition, ainsi que leurs milices alliées, ont lancé des attaques contre des zones résidentielles dans les États du Haut-Nil, de Jonglei, d’Unité, d’Équatoria central, de Bahr el Ghazal occidental, d’Équatoria occidental et de Warrap.
Dans le nord de Jonglei, plus de 280.000 personnes ont fui leurs maisons, leurs écoles et leurs établissements de santé, qui ont été pris pour cible.
Ces déplacements massifs s’accompagnent d’un bilan humain inquiétant et d’une hausse des violations des droits fondamentaux, avec une augmentation des abus de 45 % par rapport à décembre. Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), 189 civils ont été tués et de nombreux autres blessés.
Le site de protection des civils de Bentiu au Soudan du Sud, l’un des plus grands sites de déplacement du pays, accueille des dizaines de milliers de personnes déplacées.
Massacre dans un village
Ces attaques, aveugles et ciblant directement les civils, se traduisent parfois par des massacres ponctuels d’une brutalité extrême.
« J’ai été horrifié d’apprendre qu’au début de cette semaine, les forces gouvernementales et les milices alliées avaient attaqué un village du comté d’Ayod, dans l’État de Jonglei. Des témoins ont raconté à mes collègues que les soldats avaient ordonné aux habitants de se rassembler, puis avaient ouvert le feu sur la foule, tuant 21 civils non armés, dont des femmes et des enfants. », a déclaré le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk.
Des combats ont été signalés dans les États de Jonglei et du Haut-Nil entre les forces gouvernementales et les…
Auteur: Nations Unies FR

