Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les combats continuent de provoquer des déplacements massifs dans plusieurs régions du Soudan. Dans le Kordofan du Nord, les affrontements à Um Arada, au sud-ouest d’El Obeid, ont déplacé plus de 4.200 personnes le week-end dernier.
Dans le Nil Bleu, les violences autour de Geissan ont entraîné le déplacement de 7.800 personnes, certaines ayant fui vers l’Éthiopie. Au Darfour-Ouest, près de 18.000 personnes ont également été déplacées durant la première quinzaine d’août. Le conflit, déjà dévastateur, se double désormais de catastrophes climatiques et de nouvelles menaces sur les secours.
« Les signaux d’alarme sont impossibles à ignorer. À travers tout le Soudan, des familles fuient la violence, perdent l’accès à l’eau, à l’électricité et aux soins de santé, et font maintenant face au fardeau supplémentaire d’inondations dévastatrices. Sans action urgente pour protéger les civils et rétablir les services essentiels, la souffrance ne fera que s’aggraver », a déclaré dans un communiqué la Directrice générale de l’OIM, Amy Pope.
Des femmes et des enfants déplacés par le conflit au Soudan trouvent un instant de répit dans une ancienne école.
Plus de 11 millions de déplacés de force
Même si un « nombre significatif » de personnes retournent dans la capitale Khartoum, ce pays d’Afrique de l’Est compte 11,3 millions de personnes déplacées de force depuis avril 2023, dont 6,5 millions à l’intérieur du pays et 4,6 millions dans les pays voisins, selon le dernier décompte du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
Dans d’autres parties du pays, l’escalade du conflit, les attaques répétées contre les infrastructures et les inondations saisonnières dévastatrices aggravent les besoins…
Auteur: Nations Unies FR
