« Les violents affrontements mettent en péril l’unité du Soudan et il existe désormais un risque non négligeable que ce conflit déstabilise de façon catastrophique l’ensemble de la région, du Sahel à la corne de l’Afrique en passant par la mer Rouge », a prévenu António Guterres.
Faire retentir la paix
M. Guterres a indiqué qu’« à cause de ce carnage » , l’ONU a dû suspendre les opérations humanitaires menées depuis Wad Madani et s’est dit « extrêmement préoccupé par les appels à armer la population et les campagnes de mobilisation des civils menées dans plusieurs États ».
« Au Darfour et au Kordofan méridional, des groupes armés entrent dans la mêlée », a-t-il signalé.
« Cette évolution risque de fragmenter encore plus profondément le pays, d’exacerber les tensions intercommunautaires et d’aggraver la violence ethnique », a dit craindre le Secrétaire général pour qui « il est temps de faire taire le grondement des armes pour laisser retentir la paix ».
Anticipant le début du ramadan dans quelques jours, le chef de l’ONU a appelé toutes les parties au Soudan « à faire honneur aux valeurs portées par ce mois sacré, en cessant les hostilités pour toute la durée du mois ».
« Cette cessation des hostilités doit permettre de faire définitivement taire les armes dans l’ensemble du pays et laisser le peuple soudanais s’engager résolument sur la voie d’une paix durable », a exhorté M. Guterres, réitérant que le moment est venu de déposer les armes.
Le Secrétaire général, António Guterres, s’adressant au Conseil de sécurité
Soutenir le plan de réponse humanitaire 2024
Dans les zones touchées par les combats, plus de 70% des établissements de santé sont hors d’usage. Des millions d’enfants sont déscolarisés. Les maladies prolifèrent. Quelque 18 millions de personnes sont dans une situation…
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Auteur: Nations Unies FR

