Depuis avril 2023, les forces armées soudanaises affrontent les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) dans une guerre fratricide qui a entraîné une crise humanitaire catastrophique.
Dans une déclaration à la presse publiée mardi soir, le Conseil de sécurité a condamné les informations faisant état « d’attaques répétées de drones contre des civils, des infrastructures civiles et du personnel, des locaux et des biens humanitaires, y compris de multiples attaques ayant touché le Programme alimentaire mondial (PAM) depuis début février 2026 ».
« Les attaques délibérées contre le personnel humanitaire, ses locaux et ses biens peuvent constituer des crimes de guerre », ont rappelé les membres du Conseil, demandant à toutes les parties au conflit à respecter et à protéger le personnel humanitaire, ainsi que ses locaux et ses biens.
Mercredi, lors d’un point de presse à New York, le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, s’est fait l’écho de ces inquiétudes, notamment concernant « l’aggravation des souffrances des civils à mesure que les combats s’intensifient dans l’État du Darfour du Nord ».
L’Agence des Nations Unies pour les migrations (OIM) a signalé que près de 2 700 personnes ont été déplacées à la suite d’attaques perpétrées ces derniers jours dans la localité de Kabkabiya. Une organisation locale, le Réseau des médecins du Soudan, indique que 28 civils ont été tués et 39 autres blessés lors de ces attaques.
Des enfants assistent à une leçon dans un espace d’apprentissage sûr à Tawila, dans le Darfour du Nord.
Protéger les civils
« Nous appelons une nouvelle fois à la protection des civils et des infrastructures civiles, et demandons aux parties au conflit de respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire », a dit M. Dujarric.
Dans leur déclaration à la presse, les membres du…
Auteur: Nations Unies FR

