Soudan : les belligérants misent toujours sur la guerre, malgré les appels à une trêve

Au Soudan, ni l’armée régulière ni les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) ne semblent disposés à déposer les armes. Pire, les deux camps continuent de croire qu’ils peuvent améliorer leur position sur le champ de bataille, au prix d’une aggravation des souffrances civiles.

« Lors de chacune de mes interventions devant ce Conseil sur le Soudan cette année, j’ai indiqué que la situation se détériorait, sans aucune percée en perspective », a rappelé vendredi Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques, devant les membres du Conseil. « Malheureusement, aujourd’hui, je peux vous dire que peu de choses ont changé ».

Depuis sa dernière intervention, les affrontements se sont poursuivis, particulièrement dans les États du Kordofan du Nord, du Kordofan du Sud et du Nil Bleu. Mais la violence déborde désormais largement les lignes de front. Les frappes aériennes et les attaques de drones atteignent des camps de déplacés, des établissements scolaires, des infrastructures civiles et jusqu’à des sites miniers éloignés des principaux combats.

Le 3 octobre, deux camions affrétés par le Programme alimentaire mondial (PAM), transportant des vivres entre Dilling et Kadugli, dans le Kordofan du Sud, ont été frappés par un drone. L’un des chauffeurs a été tué. Les véhicules, clairement identifiés comme humanitaires, disposaient pourtant de toutes les autorisations nécessaires. Ils circulaient dans une zone soumise à des attaques répétées des FSR et du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, sans que l’ONU attribue formellement cette frappe à l’un de ces groupes.

© UNICEF
Des femmes et des enfants font la queue pour obtenir de l’eau à Al Obeid, dans le Kordofan du Nord, au Soudan.

La guerre des drones

L’utilisation croissante des drones constitue l’une des…

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Auteur: Nations Unies FR