Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), les drones armés sont désormais, et de loin, la principale cause de décès parmi les civils.
Une intensification des hostilités dans les semaines à venir, alors que les belligérants cherchent à prendre ou à consolider le contrôle de territoires dans un contexte de dynamique de conflit changeante, risque de voir les hostilités s’étendre encore davantage aux États du centre et de l’est, avec des conséquences mortelles pour les civils sur de vastes zones.
« Ce recours croissant aux drones permet aux hostilités de se poursuivre sans relâche à l’approche de la saison des pluies, qui, par le passé, entraînait une accalmie des opérations terrestres », a déclaré, dans un communiqué, le Haut-Commissaire Volker Türk.
Un village aux abords d’El Fasher, dans la région du Darfour au Soudan, après une attaque.
Le Kordofan, épicentre des frappes de drones
La plupart des décès de civils attribués à des frappes de drones au cours du premier trimestre de l’année ont été enregistrés dans la région du Kordofan. Le dernier épisode en date remonte au vendredi 8 mai, quand des frappes de drones dans le Kordofan du Sud et le Kordofan du Nord auraient fait 26 morts et plusieurs blessés parmi les civils.
D’une manière générale, les parties au conflit ont utilisé des drones, frappant à plusieurs reprises des biens et des infrastructures civils. C’est le cas des marchés qui ont été pris pour cible à plusieurs reprises, avec au moins 28 attaques de ce type ayant fait des victimes civiles.
Les établissements de santé ne sont pas épargnés avec au moins 12 fois plus de frappes au cours de cette période de quatre mois. Dans certains cas, cette vague de drones a entraîné la fermeture des hôpitaux, obligeant les civils à parcourir de…
Auteur: Nations Unies FR

