Depuis avril 2023, la guerre fratricide entre les Forces armées soudanaises du général Abdel Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide de Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, a fracturé le Soudan en une immense tragédie humaine. En dépit de cette confrontation, réduire ce conflit à un simple duel pour le pouvoir à Khartoum masque une réalité géopolitique majeure : la prolongation de cette guerre dépend d’un vaste écosystème criminel et transnational.
La division des soutiens extérieurs dans la guerre au Soudan reflète une lutte d’influence géopolitique régionale. L’Égypte, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie appuient les Forces armées soudanaises (SAF) pour préserver l’État central et stabiliser la mer Rouge, tandis que les Émirats arabes unis (EAU) soutiennent les Forces de soutien rapide (FSR) pour sécuriser leurs intérêts économiques et géostratégiques.
Le Soudan en vert. Wikimedia.
Une lutte d’influence géopolitique régionale
Leurs ambitions de L’Égypte, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie, qui aident les SAF dans cette guerre, diffèrent. Selon Africa Defense Forum, l’Égypte voit dans l’armée régulière le garant de la stabilité du Soudan. Elle craint l’émergence d’un État dirigé par des milices à ses frontières alors qu’elle partage des intérêts vitaux et sécuritaire, notamment sur le bassin du Nil et la mer Rouge. L’Arabie saoudite, elle, cherche à stopper l’extension du conflit pour protéger ses côtes sur la mer Rouge et éviter l’émergence d’une base ennemie ou d’une arrivée migratoire massive. De plus, elle mise sur l’armée régulière pour garantir sa sécurité alimentaire à long terme via des investissements agricoles potentiels.
Quant à la Turquie, selon Jeune Afrique, Ankara cherche à étendre son influence géopolitique en Afrique de l’Est et le long de la mer Rouge. Le soutien aux SAF permet à la Turquie de consolider…
Auteur: Mr Mondialisation
