Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) pointe du doigt également « les menaces qui pèsent sur les travailleurs humanitaires, et les obstacles bureaucratiques croissants », qui interviennent dans un climat d’aggravation de « l’impact des récentes baisses de financement » pour les opérations d’assistance dans ce pays d’Afrique de l’Est.
Selon l’OCHA, « les difficultés opérationnelles ont été aggravées par des obstacles administratifs, notamment des retards prolongés dans la délivrance de visas et de permis de voyage, ainsi que des procédures d’approbation incohérentes ». Les cas en attente en ce qui concerne les approbations de visas sont ainsi passés de 145 en mars à 299 en avril dernier.
Cette augmentation a touché à la fois le personnel des Nations Unies et celui des ONG internationales, ces dernières représentant la majorité des cas. « La persistance d’un faible taux d’approbation et l’augmentation de l’arriéré signalent une détérioration marquée du traitement des visas par rapport aux mois précédents », a déploré le bureau onusien.
Une femme prépare à manger dans un camp pour personnes déplacées au Soudan.
Course contre la montre avant l’hivernage
Les efforts humanitaires sont parfois entravés par la décision de certaines provinces, comme la décision prise par les autorités du Kordofan du Sud de suspendre les opérations d’une trentaine d’ONG nationales et de trois ONG internationales.
Or avec l’approche de la saison des pluies, les travailleurs humanitaires craignent de plus en plus que les inondations ne coupent des voies d’approvisionnement essentielles, isolant encore davantage les communautés vulnérables et interrompant l’aide vitale.
Seul un nombre limité de postes-frontières – tels qu’Adré et Tiné avec le Tchad, et Renk avec le Soudan du Sud – restent autorisés pour le fret humanitaire,…
Auteur: Nations Unies FR

