Plus de 150 bateaux sont partis à l’assaut de l’île privée de Bolloré, au large du Finistère
«Levons les voiles» : ce samedi 24 mai, un appel à aller chercher Bolloré chez lui, lancé depuis des mois par des dizaines d’organisations, se concrétisait enfin. Une invitation à se rendre sur l’île du Loc’h, une île possédée par le milliardaire d’extrême droite, au large de Concarneau, et gardée par un aristocrate néo-nazi. Un endroit où Bolloré organise des messes avec un curé intégriste condamné pour agression sexuelle et invite ses amis ultra-riches.
L’État avait à nouveau mis les moyens pour empêcher l’événement et protéger les fascistes : le préfet maritime, un vice-amiral, avait interdit l’événement pour des raisons de «sécurité». La jurisprudence répressive s’étend à chaque nouvelle action militante, même sur l’océan !
Dès vendredi, à la veille du grand rendez-vous, une poignée de navires féministes et antifascistes ont pris la gendarmerie de vitesse et ont débarqué sur l’île du Loc’h au nez et à la barbe du préfet. Des banderoles pirates ont été déployées sur la plage privée, un pied de nez anti-patriarcal au propriétaire sexiste, homophobe et anti-IVG des lieux. Un panneau indiquait à l’entrée de la plage: «Prière de tenir vos chiens en laisse». Cela tombe bien, les gardiens néonazis de l’île sont restés sages pendant ce débarquement impromptu.
Ce samedi, près de 150 bateaux ont navigué ensemble. Ils ont convergé dès l’aube aux abords de Concarneau, certains venaient parfois de loin. Cette armada antifasciste inédite a fait un arrêt sur la plage de Cap-Coz sur la commune de Fouesnant, non loin d’une des villas de Bolloré. Les navires arboraient des pavillons pirates, des banderoles revendicatives et des slogans tels que «Submergeons Bolloré» ou «De l’eau peut jaillir le feu». Dans ce convoi, une flottille féministe, un voilier international avec un…
Auteur: B

