Soumission chimique par benzodiazépines, anxiolytiques ou sédatifs : quels effets ? quelle prise en charge des victimes ? quelle prévention ?

Dans la soumission chimique, l’agresseur a recours à des benzodiazépines, d’autres anxiolytiques ou hypnotiques apparentés, du GHB, etc. pour obtenir plus qu’une sédation, une perte de volonté consciente de sa victime en vue d’une agression sexuelle, d’un vol, etc. En France, une enquête nationale est menée tous les ans pour faire le point sur l’ampleur de ce phénomène.


Ces derniers mois, l’affaire Pelicot, fortement médiatisée en France et à l’international, a mis en lumière la problématique de la soumission chimique.



En 2003, le décès d’un jeune sportif dans un accident de voiture, après un tournoi de tennis, alors que sa bouteille d’eau avait été trafiquée par le père de son adversaire, avait révélé au grand jour l’usage détourné des benzodiazépines dans le cadre d’une soumission chimique, ici pour affaiblir un adversaire sportif.

En décembre 2024, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a engagé un travail avec les firmes pharmaceutiques commercialisant des médicaments susceptibles d’être détournés à des fins de soumission chimique, afin de mettre en place des mesures appropriées pour alerter et protéger les potentielles victimes.


Chaque mardi, notre newsletter « Et surtout la santé ! » vous donne les clés afin de prendre les meilleures décisions pour votre santé (sommeil, alimentation, psychologie, activité physique, nouveaux traitements…) !

Abonnez-vous dès aujourd’hui.


Soumission chimique : de quoi parle-t-on ?

La soumission chimique n’est pas un phénomène récent. Dès 1983, le Pr Jacqueline Jouglard (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille) alertait sur l’implication des benzodiazépines dans ce phénomène, alors que l’utilisation de ces médicaments considérés comme sûrs devenait de plus en plus importante,

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Joëlle Micallef, PU-PH en Pharmacologie Service de pharmacologie clinique et pharmacosurveillance, AP-HM Centre d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance – Addictovigilance PACA-Corse Institut de Neurosciences des Systèmes (U1106), Aix-Marseille Université (AMU)

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com