Soupçon de peste en Russie : l’OMS réclame « davantage d'informations » à Moscou

De quoi est morte Daria Shipilova ? Cinq jours après le décès de cette technicienne de laboratoire de 28 ans en Sibérie orientale, la question demeure sans réponse. Mercredi, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, est intervenu publiquement pour demander à Moscou des informations supplémentaires sur une affaire que l’agence onusienne suit de très près.

« Les premières informations des médias évoquaient une peste pulmonaire à la suite d’une exposition accidentelle présumée en laboratoire », a-t-il rappelé dans une déclaration publiée sur X. Mais les autorités russes, interrogées par l’OMS dans le cadre du Règlement sanitaire international, affirment qu’aucun cas de peste n’a récemment été enregistré dans la région.

La jeune femme travaillait à l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, un établissement spécialisé dans l’étude de maladies infectieuses dangereuses, dont la peste. Hospitalisée après être tombée malade, elle est morte d’une pneumonie sévère dont l’origine reste indéterminée. Aucun élément public ne permet à ce stade d’établir qu’elle aurait contracté la peste, ni qu’elle aurait été victime d’un accident de laboratoire.

C’est précisément l’écart entre les informations parues dans les médias, l’ampleur des mesures prises sur place et les explications fournies par Moscou que le Dr Tedros cherche désormais à éclaircir. Selon lui, les autorités russes ont indiqué à l’OMS avoir mené une enquête épidémiologique, pris des mesures de prévention et de contrôle et placé sous surveillance médicale les personnes ayant été en contact avec la technicienne. Aucun agent pathogène à haut risque n’aurait été détecté parmi elles.

Mercredi, l’agence sanitaire russe, Rospotrebnadzor, est allée plus loin. Près de 5 000 analyses auraient été réalisées sans mettre en évidence d’agent infectieux dangereux, tandis…

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Auteur: Nations Unies FR