« Militante proche des terroristes ACAB (1), avec ses yeux injectés de haine et de perversité. » C’est ainsi qu’a été décrite la photojournaliste Anna Margueritat par le communicant et rédacteur en chef du média d’extrême droite, Frontières, Jordan Florentin. Signe que son travail – qui va de la couverture de manifestations fascistes à celle de procès médiatiques, comme celui de l’affaire Lola, ou celui des violeurs de Mazan, dont elle a tiré un livre, Pour que la honte change de camp (La Meute, 2025) – dérange les fascistes et ses représentantes fémonationalistes, comme Némésis.
ACAB : « All Cops Are Bastard ».
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Ce collectif, qui instrumentalise la lutte pour les droits des femmes à des fins racistes a, une nouvelle fois, annoncé sa présence lors de la manifestation féministe du 22 novembre. Anna Margueritat revient sur cette présence et alerte sur la relative passivité des médias et de la gauche.
Le collectif Némésis a prévu d’être présent lors de la manifestation du 22 novembre. Depuis plusieurs années, il essaie de s’infiltrer dans des manifestations féministes. Comment interprétez-vous cette présence devenue récurrente ?
Anna Margueritat : Cela s’inscrit dans une tentative de banaliser cette présence, de la rendre habituelle, coutumière. Cela va de pair avec un gouvernement qui, de plus en plus, est complaisant avec le fémonationalisme. Bruno Retailleau a félicité publiquement les actions de Némésis au travers d’Alice Cordier, sa porte-parole. Le…
Auteur: Hugo Boursier

