L’ESSENTIEL
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Une vague de plans sociaux ressurgit en France comme un tsunami dont on avait oublié la puissance destructrice.
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Plutôt que de procéder à des suppressions massives d’emplois, les entreprises familiales privilégient une politique de sous-licenciements.
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Cela consiste à maintenir un niveau d’emploi supérieur à celui que la situation économique de ces entreprises pourrait justifier, avec la volonté de préserver la réputation familiale.
L’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a annoncé un vaste plan de restructuration prévoyant plus de 800 suppressions de postes, dans un contexte de recul de son activité. Cette actualité remet les suppressions d’emplois au centre du débat.
Lorsqu’une organisation fait face à une baisse durable de son activité, réduire ses effectifs peut apparaître comme une décision économique logique. Pourtant, toutes les entreprises ne réagissent pas de la même manière. Certaines conservent davantage de salariés de ce que l’évolution de leur activité et de leur situation économique laisserait attendre.
Ce comportement s’appelle le sous-licenciement. À partir d’un échantillon d’entreprises françaises cotées à l’indice SBF 120 entre 2005 et 2021, nos travaux montrent qu’il est particulièrement présent dans les entreprises familiales.
Quand l’entreprise conserve plus de salariés que prévu
Une entreprise adapte généralement ses effectifs à son activité. Elle recrute lorsqu’elle se développe et peut les réduire lorsque sa situation se détériore.
Lorsque les effectifs restent supérieurs à ce que la situation économique de l’entreprise laisserait attendre, deux explications sont possibles :
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elle a trop recruté (surrecrutement) ;
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elle n’a pas suffisamment réduit ses effectifs (sous-licenciement).
C’est cette seconde situation qui est au cœur de notre étude. Le terme peut prêter à confusion : sous-licencier…
Auteur: Assil Guizani, Enseignant chercheur en Finance, EDC Paris Business School
