Alex est accusé d’avoir évoqué, lors d’une prise de parole publique, « l’invincible Résistance Palestinienne, toutes les factions, dont à leur tête les brigades Al-Qassam » et d’autres organisations de Résistance nationale au Liban, en Irak ou au Yémen. Parmi nous, tout le monde ne valide pas l’idée de l’existence d’un Axe de la Résistance, mais nous pensons tous que les organisations citées par Alex, le Hezbollah, les milices d’opposition irakienne ou les Houthis, sont solidaires dans les actes de la Résistance palestinienne et combattent, dans les actes, le colonialisme sioniste.
Nous avons tous une opinion sur ces organisations, mais nous savons, comme militants de la CGT, donc anticolonialistes, que ce n’est pas à nous, mais aux peuples concernés, en premier lieu le peuple palestinien, de décider de qui les défend, de qui est résistant ou pas, parmi eux. Pour résumer, les seuls qui peuvent décider qui est un mouvement de résistance palestinien sont les Palestiniens, et, comme internationalistes, nous nous devons de soutenir ceux que le peuple palestinien a désignés objectivement comme Résistants. Tout autre attitude, consistant à dénier ce droit à des organisations des pays anciennement colonisés, au prétexte qu’ils ont commis « des massacres de civils », selon la propagande de l’idéologie dominante, nous paraît servir la politique de l’État français et d’Israël, soit son caractère colonialiste.
Il est temps qu’à la CGT, on comprenne enfin, comme nos anciens l’avaient compris, que la libération nationale des peuples colonisés est l’affaire des peuples colonisés et que celles et ceux qui parlent du haut de leur chaire, dans les anciens ou actuels pays colonisateurs, n’ont qu’à humblement écouter ceux qui mènent la révolte. Bien entendu, une fois la libération effective, nos positions concernant les mouvements de résistance évolueront.
Or, la CGT Educ 69, syndicat…
Auteur: Jean-Pierre PAGE

