
Le témoignage de Kevin Morizur depuis le port de Valaparaiso …« Certains endroits ne figurent pas dans les plans-cadre, les maquettes officielles ou les présentations institutionnelles. Des endroits qui ne sont pas nés d’une politique publique ou d’un investissement millionnaire. Des endroits qui naissent simplement parce que les gens décident de ne pas laisser un espace mourir.
Maestranza Baron est l’un de ces endroits.
Pendant des années, ce parc ferroviaire a été abandonné, se détériorant lentement face à la mer. Pour beaucoup, c’était juste un ensemble de vieux hangar. Pour d’autres, c’était une opportunité. Une possibilité d’ouvrir un espace où il n’y avait que de l’abandon avant
C’est comme ça que tout a commencé.
Balais, outils, mains. Avec des gens qui sont venus nettoyer, entraîner, peindre, enseigner, construire une communauté. Il n’y avait pas de grandes ressources, mais il y avait quelque chose de bien plus important : la conviction que la ville est aussi construite par le bas.
Au fil du temps, cet endroit est devenu quelque chose qu’aucun plan urbain n’avait projeté : une plateforme vivante de culture, de sport et de formation humaine.
Des milliers de personnes sont passées ici.
Des générations se sont formées ici.
Des muralistes qui peignent aujourd’hui dans différents endroits du pays ont commencé à tester leurs premières techniques sur ces murs….
Auteur: Claude Morizur

