Relativement absente des débats à l’approche de l’élection présidentielle, l’intelligence artificielle (IA) est pourtant sur toutes les lèvres depuis son irruption dans le quotidien des Français. Quand certains y voient une opportunité d’accélérer la croissance grâce aux gains de productivité et de compétitivité des entreprises qu’elle générerait, d’autres soulignent la nécessité d’anticiper ses conséquences négatives sur l’emploi, particulièrement chez les jeunes. Face aux parlementaires, la ministre de l’intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff, a exposé la stratégie du gouvernement pour favoriser le développement d’une intelligence artificielle “durable, inclusive, au service de l’intérêt général” et avant tout souveraine.
“Nous faisons le choix de miser sur des acteurs français”
Instruments stratégiques des grandes puissances, “le numérique et l’intelligence artificielle sont devenus des sujets régaliens” affirme la ministre, plaidant pour le développement d’une IA souveraine. Cette ambition n’est pas nouvelle. Anne Le Hénanff avait déjà eu l’occasion de rappeler la nécessité d’une telle démarche après l’annonce par les Etats-Unis d’interdire l’accès aux IA de pointe du géant Anthropic à « tout ressortissant étranger ».
La montée des tensions géopolitiques et la compétition technologique toujours plus féroce entre acteurs de la tech, ont…
Auteur: Justine Molierac
