Le 23 juin dernier, l’armée israélienne tirait un missile sur la prison d’Evin à Téhéran où sont entassés et torturés la grande masse des opposants au régime. S’il s’agissait certainement de mettre en scène le soutien du régime israélien à l’opposition iranienne, Parham Shahrjerdi y voit au contraire le point de rencontre et d’intersection de deux fascismes.
Alors, voilà. Faisons une petite présentation de la prison d’Evin.
Ce lieu « symbolique », là où la République islamique d’Iran commet tous les crimes imaginables — et surtout, inimaginables. Incarcération. Isolement. Torture. Pendaison. Exécutions de masse.
Evin, c’est une adresse bien connue : celle des prisonniers politiques. Ceux qui pensent. Ceux qui résistent. Ceux qui mettent en péril la République islamique.
Il y a des prisonniers, à Evin. Des proches, de la famille, qui viennent leur rendre visite. À Evin, il y a aussi de jeunes garçons, obligés d’y faire leur service militaire. Evin : la prison.
Le 23 juin 2025, l’armée israélienne attaque la prison d’Evin.
Remplie de prisonniers. Remplie de visiteurs. Remplie de corps déjà torturés par le régime.
D’après l’un des régimes fascistes impliqués, cette attaque a coûté la vie à 71 personnes.
Plusieurs prisonniers sont portés disparus.
D’autres, qui ont survécu, ont été transférés vers d’autres prisons — dans des conditions abominables : jusqu’à 40 par cellule, sans soins, sans secours.
Écrivons. Pour que cela reste, que cela s’inscrive quelque part —
Comme une tache. Comme une trace. Une de plus.
De ce que le fascisme d’État fait à l’autre, au corps, à l’esprit.
Et bordel, personne ne bouge.
Écrivons pour ces corps abandonnés à l’enfer.
Reprenons, donc :
En plein jour, l’armée israélienne viole le ciel de Téhéran —
après avoir violé la vie et les vivants :
Gaza, ses hôpitaux, ses écoles, ses ruelles, ses maisons,
ses…
Auteur: dev

