Les avancées technologiques ont modifié le rapport au monde et aux relations humaines. Dans une société de l’image, marquée du sceau de l’individualisme, il s’agit désormais d’investir dans un corps « capital » infiniment perfectible, et à préserver. On observe une hausse des activités d’entretien et de forme depuis la crise sanitaire, et les jeunes sont de plus en plus nombreux à fréquenter les salles de sport.
Pour autant, ils peuvent se lasser très vite d’un sport. Tout se consomme et se vit en « mode Netflix ». Ce zapping sportif témoigne plus largement d’une société de l’immédiateté, en perpétuelle accélération. Pour une jeunesse en quête de sens et de valeurs, la pratique sportive apparaît comme un lieu de socialisation, permettant d’exprimer une certaine manière d’être.
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Les Jeux olympiques de 2024 suffiront-ils à donner le goût du sport aux jeunes ?
Les jeunes aiment le sport, mais de préférence sans contrainte. Le modèle sportif traditionnel est invité à faire sa révolution. Les réseaux sociaux ont modifié la sociabilité sportive des jeunes. Le sport connecté pratiqué à domicile ne risque-t-il pas d’éloigner les jeunes d’un certain apprentissage du vivre-ensemble ?
Des communautés de pratiquants
On assiste actuellement à une prise de distance avec les structures classiques de pratique du sport – clubs, fédérations – au bénéfice d’une organisation plus souple et connectée. Si le sport fait partie intégrante de la culture des jeunes, un décrochage significatif s’observe à l’adolescence au sein des fédérations sportives. Leur engagement sportif persiste, mais de manière moins visible et dans un cadre moins conventionnel, à travers des réseaux et des plates-formes numériques.
Un décrochage significatif s’observe à l’adolescence au sein des fédérations…
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Auteur: Guillaume Dietsch, Enseignant Agrégé d’EPS, en STAPS, UFR SESS-STAPS, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

