De nombreux travaux scientifiques ont démontré que, pour augmenter ses chances de demeurer en bonne santé, il faut être le moins sédentaire possible et pratiquer une activité physique. Mais qu’en est-il lorsque la qualité de l’air est dégradée ?
On sait que la pollution atmosphérique figure parmi les principales menaces environnementales pesant sur notre santé. Si, en cas de pics de pollution, certaines personnes préfèrent éviter de s’activer, d’autres continuent à pratiquer leur sport malgré tout.
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Pollution de l’air : quels effets sur la santé ?
Pourtant la pollution atmosphérique peut avoir des effets sur la santé des sportifs à court ou à long terme.
À court terme, des études épidémiologiques observationnelles ont établi un lien entre la pollution de l’air et la survenue de divers effets délétères, comme l’augmentation de la pression artérielle systolique, de l’inflammation au niveau des bronches au minimum (parfois de manière systémique), la réduction des débits pulmonaires ainsi que des symptômes respiratoires (toux ou essoufflement).
Pour ce qui est des effets à long terme, en revanche, les résultats sont moins clairs. Divers travaux suggèrent que les gains procurés par l’activité physique exercée dans un environnement très pollué sont moindres sur le long terme que lorsque la même activité est pratiquée dans un environnement plus sain.
Des chercheurs de l’Université de Sao Paulo, au Brésil, ont notamment analysé le risque relatif de mortalité toutes causes confondues en fonction de la pratique de course à pied sur diverses durées,…
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Auteur: Valérie Bougault, Maître de Conférences, Université Côte d’Azur

