Sports de plein air : comment verdir les compétitions dédiées aux sportifs amateurs ?

À quelques mois des Jeux olympiques de Paris, la question de l’empreinte carbone des compétitions sportives se pose, notamment pour les grands événements de pleine nature.

Mais elle ne concerne pas que les fédérations professionnelles. Avec le retour des beaux jours, c’est une question que les sportifs amateurs aussi sont amenés à se poser.

Des modèles alternatifs sont justement en pleine émergence, davantage orientés vers la sobriété. Sans viser un inventaire exhaustif, nous en livrons ci-dessous un bref tour d’horizon, en nous intéressant spécifiquement aux développements actuels autour du trail.



Des événements moins impactants pour l’environnement

C’est d’abord grâce à un cahier des charges engagé dans la lutte contre la dégradation environnementale que certaines organisations entendent agir. Nous pouvons ici mentionner la marque « écotrail international », qui propose un « circuit de trail-running écoresponsable », utilisant notamment les sentiers naturels qui composent encore certaines zones urbaines.

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Le premier enjeu consiste à s’appuyer sur les acteurs locaux du territoire afin de le (re)découvrir, dans une optique d’éco-responsabilité, d’équité, de solidarité, d’accessibilité et de convivialité, tout en incitant fortement :

  • à l’utilisation des transports durables,

  • à la réhabilitation du patrimoine local et naturel,

  • aux circuits alimentaires courts, avec des ravitaillements composés de produits locaux et de saison, tandis que le surplus est redistribué aux associations locales.

Selon la même logique, on peut également citer l’association Ploggathon : sports events for the planet. Pour rappel, le « plogging » est une activité consistant à ramasser un maximum de déchets durant des sorties de course en…

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Auteur: Matthieu Quidu, Maître de conférences en sociologie du sport, Université Claude Bernard Lyon 1