Paru cet été en toute discrétion, le pavé Squats & Pirates regroupe une quarantaine d’articles et d’interviews racontant des occupations illégales de bâtiments vides. De Barcelone à Londres, des Îles Canaries à Dublin, de Brest à Saint-Etienne en passant par Lyon, Marseille ou Amsterdam, on y lit des anecdotes, des conseils, des souvenirs et autres commentaires de personnes ayant toutes été, pour deux semaines ou pour la vie, « occupantes sans droits ni titres ». Un beau rappel que d’autres façons d’habiter existent, et que dans un pays comme la France, où des millions de logements vacants sont recensés chaque année, elles sont plus légitimes que jamais.
Publié par une maison d’édition créée pour l’occasion, « Seitan Con Bravas », Squats & Pirates, c’est 420 pages sans code-barre, ni ISBN, ni diffuseur-distributeur, ni réels noms d’auteurs. Le livre se commande par mail, directement à l’éditeur, à moins de tomber dessus dans l’un des lieux ayant eu la bonne idée d’en stocker quelques exemplaires. Cet automne, son éditeur sillonnera la France pour le présenter et en discuter ; n’hésitez pas à le contacter pour organiser une rencontre dans votre librairie, infoshop, squat, local associatif, laverie automatique ou planque préférée : [email protected]
Nous en publions ici les bonnes feuilles, sous la forme d’un article revenant sur une décennie d’occupations hautes en couleurs entre Chambéry et Grenoble.
S’APPROPRIER DES MAISONS FANTÔMES
Quand on m’a parlé de ce projet d’écrire sur les squats, j’étais à la fois enthousiaste et perplexe à l’idée d’y participer. Cela faisait presque quatre ans que j’avais décidé d’arrêter de faire revenir d’entre les morts des bâtiments vides et de me nourrir de tartines de « champignons aux champignons » à la lueur d’une frontale. Depuis, je ne peux plus manger de pâtés végétaux industriels. Ajoute à…
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Auteur: dev

