Emina Sinanović avait cinq ans lorsque son père a disparu dans les forêts de Srebrenica, en juillet 1995, avant d’être assassiné avec des milliers d’autres hommes bosniaques musulmans. Plus de trois décennies plus tard, elle ne demande ni compassion ni consolation. Elle demande que la vérité soit protégée.
La cérémonie d’inauguration du mémorial de la « La Fleur de Srebrenica », dans les jardin du siège de l’ONU, à New York, en novembre 2025.
La cérémonie organisée jeudi au siège des Nations Unies à New York, à l’occasion de la Journée internationale de réflexion et de commémoration du génocide de Srebrenica – officiellement célébrée le 11 juillet –, n’avait rien d’un simple exercice mémoriel. Derrière les hommages aux plus de 8 000 hommes et adolescents assassinés par les forces serbes de Bosnie dans cette zone pourtant placée sous protection de l’ONU, c’est une autre bataille qui s’est imposée : celle menée contre le négationnisme, le révisionnisme historique et l’effacement progressif des faits.
Il y a un deux ans, l’Assemblée générale avait fait du 11 juillet une journée internationale de commémoration, malgré une forte opposition de la Serbie et de la Republika Srpska, l’entité serbe de Bosnie-Herzégovine. La résolution condamnait explicitement toute négation du génocide et chargeait le Secrétaire général de l’ONU de créer un programme mondial de sensibilisation consacré au génocide de Srebrenica et aux responsabilités des Nations Unies.
Depuis, un mémorial en forme de fleur de marbre blanc et vert a également été inauguré dans les jardins du siège de l’ONU à New York, rappelant à la fois les victimes et l’incapacité de l’organisation à empêcher le massacre.
« Le déni du génocide est la continuation du génocide »
Le…
Auteur: Nations Unies FR

