En tant que journalistes engagé·es dans la compréhension des enjeux environnementaux et sociaux, nous pensons qu’il est temps de porter ce sujet dans le débat citoyen, particulièrement à l’approche des élections municipales.
Un projet qui relie une société fragmentée
La force de la Sécurité Sociale de l’Alimentation réside dans sa capacité à relier des dimensions que nos politiques publiques ont trop longtemps traitées séparément. Ce projet traverse l’ensemble de la chaîne alimentaire : des modes de production agricole aux pratiques de distribution, de l’usage de l’agrochimie aux conditions sociales des producteur·rices, transformateur·rices et distributeur·rices, de la santé publique aux mécanismes démocratiques qui façonnent nos choix collectifs.
Inspirée du modèle de notre Sécurité sociale, la SSA propose de garantir à chacun·e l’accès à une alimentation choisie et de qualité, tout en soutenant une agriculture respectueuse des écosystèmes et des travailleur·euses.
Elle repose sur l’idée que l’alimentation, comme la santé, est un droit fondamental, un espace des communs, qui mérite d’être soustrait aux seules logiques de marché. 150 euros par mois. Pour chacun. Sans contrôle, sans stigmate. Un droit universel, financé par cotisations sociales.
La Sécurité sociale de l’alimentation explore une voie nouvelle. Elle interroge les limites de notre modèle alimentaire. En Alsace, en Bretagne, à Montpellier, Toulouse ou Cadenet dans le Vaucluse, les expérimentations sont nombreuses et riches d’enseignements.
Reprendre la main sur ce qui nous nourrit
Au-delà des mécanismes techniques de financement et de distribution, la SSA pose une question essentiellement démocratique : qui décide de ce que nous mangeons et comment nous le produisons ?
Le projet invite les…
Auteur: Isabelle Vauconsant

