Dix ans après, l’émotion s’empare du parvis du Stade de France. C’est ici, le 13 novembre 2015, que Manuel Dias a perdu la vie. Ce chauffeur de navettes est la première victime des attentats meurtriers commis par des terroristes de l’État islamique. Ce soir-là, trois kamikazes se sont fait exploser aux abords de l’enceinte sportive, faisant donc un mort, mais aussi plusieurs blessés. Sur place ce jeudi, une cérémonie a rendu hommage à Manuel Dias, marquant le début d’une intense journée de recueillement en mémoire des victimes des attaques djihadistes de Paris et de Saint-Denis.
« Mon père aimait la vie »
La famille de Manuel Dias se bat pour faire perdurer sa mémoire. Présente sur les lieux de l’attentat, sa fille, Sophie Dias, a rappelé à la tribune la douleur de la disparition de son père, la voix empreinte d’émotion. « Depuis ce 13 novembre, il y a un vide qui ne se comble pas », a-t-elle témoigné, devant de nombreux responsables réunis pour l’occasion, dont le président de la République Emmanuel Macron. « Mon père aimait la vie. Il croyait en la liberté, en la joie simple d’être ensemble, de partager des moments précieux avec les siens et nous a inculqué les valeurs de la République. C’est cela que la haine a voulu détruire. »
Les différents participants à ces hommages ont souhaité n’oublier aucune des victimes des évènements dramatiques de 2015. Une volonté symbolisée par l’organisation de cette…
Auteur: Théodore Azouze

